La maison

La Bergerie de l’Aqueduc – Maison d’hôtes de charme

A 80 kilomètres au sud ouest de Paris, entre Chartres et Rambouillet (20 km), à proximité du château de Maintenon (5 km), la Bergerie de l’Aqueduc vous accueille tous les jours de l’année dans un cadre unique. 

Classée Bâtiment remarquable de France, labellisée "Châteaux et Hôtels Collection", La Bergerie de l’Aqueduc est sélectionnée par le Guide Michelin depuis 2016.

Cette ancienne ferme construite fin du XVIIe siècle par Michel Guiard, conseiller et procureur du Roi Louis XIV, fut sa demeure dès 1680. Édifiée en pierres et tuiles plates, elle devient rapidement une propriété d’exception.

Depuis 1988, Martine a restauré amoureusement ces lieux chargés d’histoire.

La demeure a préservé toute son authenticité et le raffinement de la décoration constitue une des priorités du couple Lafont, pour le bonheur de leurs hôtes.

Des murs d’enceintes protègent ce havre de paix et offre une quiétude sans vis-à-vis.

Le parc de 3 000 m2, ses arbres séculaires et la rivière de la Voise font de la Bergerie de l’Aqueduc une halte incontournable vouée au repos et à la détente.

L’imposante grange à blé avec sa porte charretière abrite aujourd’hui une magnifique salle, entièrement équipée pour recevoir des réceptions, organiser des concerts privés, des séminaires ou tous autres évènements.

Le rez-de-chaussée avec ses poutres patinées par les siècles, ses tomettes d’origine, ses belles cheminées, son mobilier 18ème et son billard, s’ouvre sur le grand salon de 60 m2 avec vue sur le parc et la piscine.

Piano blanc quart de queue, belle table pour petits déjeuners, home cinéma, musique douce et feu de bois...

Durant la belle saison, le service s’organise sur les 160 m2 de terrasse et la piscine d’eau salée chauffée à 30°.

Une chambre se trouve au rez-de-chaussée, avec accès direct à la terrasse et à la piscine.

Le grand escalier conduit au premier étage à 3 chambres spacieuses et leurs grandes salles de bains privatives.

 

Une maison historique

Cet ensemble de bâtiments des 17ème et 18ème siècles portait la dénomination de « la Petite Ferme de Houx »  pour la distinguer de « la Grande Ferme Seigneuriale ». Celle-ci constituait, avec ses 96 arpents de terre labourable et ses 12 arpents de prés, une propriété d’exception ; la seconde en taille du domaine de la seigneurie.

À la fin du 17ème siècle, Michel Guiard s’y installa en qualité de tabellion, puis de procureur fiscal des seigneuries avoisinantes. Recruté par Louvois comme toiseur des travaux de construction du canal de l’Eure et de l’aqueduc de Maintenon, il devint l’homme de confiance de Fleuriau d’Armenonville qui le fit bailli de Rambouillet puis conseiller et procureur du Roy du duché d’Epernon.

A sa mort, « la Petite Ferme » échut à Louis Guiard (1693-1762), avocat au Parlement et lieutenant Général du marquisat prairie de Maintenon.

En 1833, le domaine de « la Petite Ferme de Houx » fut vendu par morcellement à l’initiative de Louis Dupont d’Anglesqueville, dernier descendant de la famille Guiard.

 

 Téléchargez ici le document sur l’histoire de la Bergerie.

 

Une maison d'artistes

Après avoir été pendant plus d’un siècle la maison de grands serviteurs du Royaume, il semble qu’au 20ème siècle, elle soit devenue la Maison des artistes.

A partir des années 20, elle fut la propriété de Viola-Gertrude Harvey, artiste peintre et sculpteur canadienne. Celle-ci résida à la Bergerie pendant la dernière partie de sa vie et y décéda en 1954. Elle repose au petit cimetière de Houx.

La Bergerie de l’Aqueduc est ensuite acquise par une grande mécène américaine, Mrs Stickney Hamilton. Elle reçut toute l’élite artistique (dont la grande Kirsten Flagstad-Isolde) et les personnalités politique de son pays.

En 1988, Jean-Philippe Lafont,  baryton de renommée internationale, achète la propriété à son amie américaine. Avec l’aide précieuse de son épouse, Martina Della Rocca, artiste peintre, ils s’emploient tous deux à restaurer, décorer, embellir La Bergerie pour en faire le petit joyau qu’elle est devenue aujourd’hui.

Avec un tel passé et de telles présences, on comprend qu’un séjour à la Bergerie de l’Aqueduc n’est pas qu’un simple passage. C’est la découverte de tout un monde passé et présent qui marque durablement ceux qui ont eu le plaisir de la découvrir. Découvrez les commentaires sur TripAdvisor.

 

Viola-Gertrude Harvey

Viola-Gertrude Harvey est née le 09 juin 1875 à St John's, Terre-Neuve (Newfoundland, Canada). Elle est l'unique fille des 7 enfants d'Augustus William Harvey et d'Elizabeth (Lizzie) Harvey née WALKER.

L'enfance de Viola reste un mystère.

Cette jeune fille aux yeux verts et aux cheveux châtains ne se maria jamais. Elle consacra sa vie à son Art entre l'Italie, les Bermudes, le Canada, les Etats-Unis et la France, où elle finira ses jours.

L’art de Viola, c’est la sculpture.

Il semblerait que Viola ait une petite reconnaissance sur la place parisienne. En effet, au début du mois de juin 1928, les sculptures de Miss Harvey sont exposées à la Comédie des Champs Elysées (avenue Montaigne, Paris) dans le salon de l'Escalier.

Nous ne savons si Viola mène « grand train », mais elle passe les dernières années de sa vie à la campagne.

En effet, c'est dans le petit village de Houx, situé à une vingtaine de kilomètres de Chartres et de Rambouillet, que Viola coule des jours heureux dans sa maison, La Bergerie.

Elle y passe son temps à sculpter et voyant la fin de sa vie approcher, elle va créer de ses mains sa propre sépulture.

Nous sommes le samedi 25 septembre 1954 : un jeune chanteur du nom d'Elvis Presley sort son deuxième 45 tours « Good rockin' t’night ", la magnifique Audrey Hepburn épouse Mel Ferrer et des habitants de Suisse ont aperçu un O.V.N.I.

À 11h00, dans sa maison, Viola-Gertrude HARVEY ferme ses yeux pour l'éternité.

Le décès de Viola est déclaré officiellement le jour même à 18h00 par son neveu, Maurice Edward Matheson HARVEY. Ce dernier vivant à Londres et en raison de sa présence, à Houx ce jour là, la mort de Viola n'a certainement pas été soudaine.